La pratique féministe transdisciplinaire de Heidi Barkun s’articule autour de questions d’identité, de maladie et d’échec. La voix, le texte, l’objet et le lieu deviennent des moyens de résistance aux définitions normatives. En adoptant une méthodologie d’autothéorie et d’épistémologies féministes, elle imbrique les sciences médicales et sociales dans une pratique de l’installation contextuelle. Ses œuvres revendiquent comme matériel artistique l’expérience vécue dans les sphères sociales, politiques et médicales, et les artéfacts qui en proviennent. Sa démarche, autant intuitive que conceptuelle, vise à promouvoir des conversations sur des sujets tabous.